J’ai revu hier sur ARTE un film qui m’a littéralement scotchée bien que j’aie lu à l’époque le livre dont il est l’illustration. Air du temps oblige, sans doute, on se sent pousser les ailes de 1981!
Il y a Castor et Pollux, Claire et Mike. Dans l’ordre ou dans le désordre, cela ne change rien à l’histoire de l’enfant caché d’un président. Nous sommes en 1983, premier mandat de François Mitterrand. Françoise Giroud, grande journaliste et ancienne ministre de Giscard, s’essaye, avec cette histoire, au roman en écrivant « Le bon plaisir« .
Jusqu’à la fin de sa vie, Françoise Giroud prétendra ne pas avoir voulu romancer l’histoire de la fille cachée de Mitterrand. Et pourtant, remarquez la maison d’éditions magistralement choisie, petite filiale de Fayard ! Regardez ensuite avec quelle gourmandise un rien perverse elle mâche cette affirmation à Apostrophes et comment réagissent ses interlocuteurs, Bernard Pivot compris. Secret de Polichinelle.
Ce roman sera porté à l’écran par Francis Girod en 1984 avec un trio somptueux: Jean-Louis Trintignant en Président, Michel Serrault en Premier Ministre et Catherine Deneuve en Claire. Roman et film à clés, où toutes les conjectures sont possibles et admises. Par exemple: Claire est-elle victime du vol ou l’a-t-elle commandité ?
Bande-annonce du film et celle dont peut-être on esquisse en filigrane l’existence, Mazarine Pingeot. je vous conseille d’ailleurs sur le sujet, son premier livre « Bouche cousue » dédié à ses parents, récit tellement émouvant et vrai qui éclaire d’un jour si tendre cette relation extraordinaire « secret d’état » et pourtant si simple d’un père à sa fille.
Film sur le pouvoir: son ivresse, son cynisme, sa solitude, sa parano, ses mensonges. Avec une brochette d’acteurs plus vrais que nature!
Vous voulez revoir ce film? Le voici en intégralité et gratis! (je ne sais pas pour combien de temps)
Note du 24 avril: après une semaine, il a définitivement disparu.Désolée, les meilleurs choses ont une fin…
Pour nous rendre à l’hôpital où a été opérée ma maman, nous avons emprunté hier la route de « la vallée », longeant la Meuse vers Seraing et Ougrée. Le temps est ensoleillé entre deux giboulées et soudain, passant sous l’immense arche d’un pont ferroviaire, nous saute au yeux un ciel doré, mordoré même, de ceux qui annoncent des lendemains qui chantent, des promesses de richesses, un Eldorado. Puis le voilà soudain qui se peuple de squelettes noirs, menaçants et muets, et de cheminées crachant un ridicule petit panache blanc. Angoissant décor d’une nouvelle fantastique à la Maupassant.
ArcelorMittal
Intolérable spectacle figé dans un délabrement qui prend à la gorge quand on se souvient de la puissance de feu que dégageaient les hauts-fourneaux et les laminoirs liégeois. Pays du coke et de l’acier depuis des siècles, celui de John Cockerill.
Pays déchu mais pays révolté où le feu ronge son frein mais gronde sourdement, menaçant, sous un ciel devenu soudain d’apocalypse…
La pluie survient et tambourine sur les carcasses, gros grain rageur comme un chagrin, celui de notre mémoire si bien chantée par Bernard Lavilliers et Mickey3d.
Au retour du haut de la colline, même spectacle désolant où seul flamboie encore sous un soleil apaisé, le stade de foot du club du Standard de Liège. Fier gardien d’un champ de ruines gisantes, dérisoires et broyées sur l’autel de la mondialisation ; chaudron excessif où s’expriment, dans les chants guerriers des supporters, les frustrations endurées. Et dire qu’en 2009, tout ici avait repris vie et espoir.
Alors, sait-on jamais que ce grand feu d’espoir de Lavilliers, partagé avec les travailleurs lorrains d’ArcelorMittal le 6 avril 2012 sous la Tour Eiffel, renaisse de ses cendres ?
Feu d’espoir, mais surtout force de révolte pour ces mains d’or désespérées du repos infligé. Politiciens de tous bords, attention danger, ces hommes fiers n’ont plus rien à perdre. Et ce qui vous guette ne sera peut-être pas une révolte mais une révolution… On a déjà vu ça.
Et Lorànt les a rencontrés, je vous le jure, il les a même incarnés!
Mais oui, Lorànt Deutsch, grand acteur de théâtre et de cinéma, a rendu vie avec bonheur à ces grands hommes, comme je vous le montre…
Ineffable La Fontaine… (oui, je sais, fastoche!)
Sartre et sa Simone le Castor à la dent dure (moyen…) dans les Amants du Flore
Et Fouquet, l’écureuil aux noisettes to much pour lui, hélas… (popopooô!)
Ce qui laissait bien évidemment deviner chez ce comédien un grand amour pour l’histoire. Lui vint ensuite l’idée du métro : son aventure avec « Métronome », l’histoire de France et de Paris, au rythme de ses stations de métro. Deux best-sellers étourdissants et improbables. Des balades et des souvenirs de son enfance qu’il a fait fructifier pour le plaisir de centaines de milliers de lecteurs!
Succès encore jamais démenti sur la longueur de temps! Arrive maintenant la version télévisée. Promo sur France 2.
« Le Métronome », version téloche, quatre dimanches sur France 5 à 16h45. Une extraordinaire mécanique théâtrale et virtuelle, que du plaisir pour nous maintenant et plus tard en DVD.
Pour tout savoir, tout connaître sur Paris, vous en mettre plein les yeux « par couches successives », cliquez comme des fous sur tout ce que vous voyez, sur tout ce qui vous intéresse,le site de l’émission est une merveille absolue, vous n’en ferez jamais le tour, pari(s) tenu!http://www.france5.fr/metronome/
Après tout ça, fluctuat nec mergitur, comme je vous le dis! Et c’est rien que du plaisir sous le ciel de Paris…
Je vous ai parlé dans le précédent post « triple axel culturel » de cette nouvelle très belle émission de Patrick De Carolis sur France 3, « le Grand Tour ».
J’aurais voulu remercier ma cousine Dominique de Saint-Lazare pour tous ses merveilleux commentaires en postant la video de l’émission, puisqu’au Québec malgré TV5monde, le choix culturel semble restreint.
Hélas comme toujours, www.pluzz.fr qui permet soi-disant de revoir les émissions de France Télévisions reste désespérément franco-français et prive tous les francophones européens hors de France de bénéficier de ses services. Grrrr….
Alors, j’ai trouvé un petit extrait sur Youtube. La balade à Edimbourg avec Nolwenn Leroy. C’est mieux que rien et c’est sympa! Merci aux fans de Nolwenn de l’avoir mise en ligne.
On va tout savoir sur le kilt… Oui, cette histoire de kilt, c’est toujours excitant pour nous, les filles! Ces Écossais avec leurs histoires de lancer de troncs d’arbre, on voudrait vraiment savoir s’ils sont très… et s’ils sont aussi… hum, hum, vous me suivez, grand mystère émoustillant! Pour une fois que ce sont les nanas qui fantasment…waouh!
Pour finir en douceur, le superbe cadeau de Noël 2011 que fit notre Bretonne à l’émission C’à vous sur France 5. Une ballade, cette fois!
Avec dédicace affectueuse et reconnaissante pour toi, Dominique!
Joyeuses fêtes de Pâques à tous, c’est la porte du printemps! Il fait froid en Belgique ce matin mais bonne chasse aux oeufs avec les enfants, c’est toujours un très chouette moment familial. Les chocolats s’imposent même pour les grands…
Pour ma part, je vous offre, je crois, un joli cadeau à tous.
Connaissez-vous le Google Art Project et l’avez-vous déjà pratiqué? Je vous rassure tout de suite: c’est entièrement gratuit, profitons-en donc sans retenue. Conçu au début 2011, le voici qui connaît depuis ces derniers jours une extraordinaire extension.
Deux conditions:
– avoir téléchargé Google Chrome. Pas de panique si cela n’est pas fait, en accédant au site, vous pourrez le faire.
– avoir du temps, du temps, encore du temps devant soi car on devient très très vite accro.
Alors, de quoi s’agit-il? La première partie de cette émission de TV5 va tout vous expliquer.
Fascinant, non? Comment font-ils? Je vous propose le making of :
Et la bande de présentation (désolée, je ne l’ai trouvée qu’en anglais mais c’est très visuel!)
Et maintenant, allez-y, visitez, courez d’un musée à l’autre, jouez à saute-mouton pour chaque ville proposée, enivrez-vous des plus beaux endroits du monde. Une adresse à mettre dans ses favoris pour se régaler les yeux quand on veut !
Je vous rappelle qu’il faut l’ouvrir avec Google Chrome. Il est téléchargeable gratuitement sur des tas de sites qui le proposent pour tous types d’ordinateurs. Et d’ailleurs en tapant l’adresse ci-dessus sans avoir ce logiciel, on va vous proposer de l’installer.
Une fois cela fait, vous devenez l’amateur d’art le plus heureux du monde et le collectionneur le plus fortuné puisque vous pouvez notamment créer vos galeries personnelles…
Pour les grincheux qui râleront entre deux petits oeufs: « Rien ne vaut l’émotion d’une vraie visite », je leur rétorquerai qu’ils ont raison. Mais que parcourir le monde n’est pas à la portée, financièrement parlant, de tout le monde… Ici au moins, tout un chacun où qu’il soit sur la terre a l’opportunité de découvrir des merveilles et en ces temps barbares que nous vivons, n’est-ce pas l’essentiel?
Moi, le temps de m’essuyer la bouche et les mains de tout ce délicieux chocolat belge et avant de friser la crise de foie, je me connecte : MUSÉES et VILLES D’ART, ME VOILÀ !
Un petit plus puisque c’est Pâques, la confection de la visite du musée des arts premiers du quai Branly…
En hommage à ma maman qui s’est fait poser aujourd’hui un nouveau genou, pour pouvoir toujours balader à sa guise, rester indépendante et devenir une centenaire (au moins) inoxydable ! (Que je lui ressemble!)
Dans ma jeunesse, aucun sentiment religieux à la maison; mais chaque soirée du Vendredi Saint, le temps s’arrêtait pour écouter de la « grande musique » à la radio. Peu de Bach à l’époque, on oscillait entre Brahms et Wagner.
Souvenirs, souvenirs! Tout d’abord, Un Requiem allemand de Brahms. Interprété par Karajan, si on avait la chance de le voir à la télé (en noir et blanc) c’était un must. Découverte phénoménale d’un chef-d’oeuvre qui vous prend aux tripes, croyant ou pas, la grandeur humaniste vous submerge.
Quelques extraits, mais n’hésitez pas à écouter l’ensemble, bouleversant!
J’ai choisi des extraits d’une version dirigée par Karajan en 1978 à Vienne. D’abord je vous l’ai dit, c’est une réminiscence de mon enfance; et puis hier 5 avril, c’était son anniversaire (1908).
Vous connaissez la légende de Karajan dirigeant les yeux fermés, soi-disant superstar replié sur lui-même, imperméable à ses interprètes… Jugez par vous-mêmes de la belle alchimie dans la sublime salle du Musikverein, caresses du chef pour le choeur…
Ps après édition: Les amis, regardez les vidéos plein cadre, c’est tellement plus humain! Cliquez sur le cadre tout à droite et ensuite pour revenir à l’écran normal, touche esc!
Echo pour ses chanteurs avec tout d’abord la prise de parole du baryton, une jeune vedette à cette époque, José Van Dam.
Et puis Kathleen Battle, la superbe diva américaine qui par la suite, hélas, a ruiné sa carrière par des caprices inconsidérés. Voix d’ange pourtant!
Chez moi, on était wagnérien de père en fils, sauf moi, la fille, réfractaire un bon moment, quelques dizaines d’années. Jusqu’au jour où j’ai découvert Parsifal par l’amour d’une voix… Révélation!
Wagner y est, semble-t-il, subjugué par les religions asiatiques et notamment le bouddhisme. Le même phénomène que vécurent Hergé avec Tintin au Tibet (BD minimaliste presque en noir et blanc) et le chorégraphe Maurice Béjart.
Certains de mes amis mélomanes ne peuvent résister à ces quelques 5 heures de musique coulant comme un flux ininterrompu dans lequel on surnage et/ou on se noie. Moi, j’adore! Le côté hypnotique de cette musique, comme des rubans qui vous enlassent et vous emmènent dans un univers presque psychanalytique… Le temps d’une représentation, on peut se faire une petite analyse et se laisser enivrer par cette musique sulfureuse et sublime tout à la fois. Le divin et le charnel… Je succombe à chaque fois!
Pour le sujet qui nous occupe aujourd’hui, vous faire peut-être découvrir cette oeuvre monumentale à l’occasion de Pâques, tâche ardue!
Voici le prélude du premier acte, toute l’ambiance est là… Écoutez, cela fait partie des expériences musicales et humaines ineffables! L’orchestre est dirigé par D. Barenboim. Vous êtes dans une salle et cette mélopée monte, monte, monte encore et toujours vers la voûte, puis plonge et s’enroule autour de vous, vous enlace, vous subjugue… Fascinant, non?
PS. Toujours plein cadre, les amis, jusqu’au bout, c’est trop beau!
Et si vous voulez pousser l’expérience plus loin, voici l’Enchantement du Vendredi saint qui est une pièce chantée à l’origine, même si on la joue souvent au concert comme une simple pièce orchestrale. Extrait d’une représentation du Metropolitan Opera de New York.
Si vous me suivez toujours ou pas d’ailleurs – recollez au wagon en toute liberté, c’est permis et conseillé ! – voici la fin de l’opéra, un flux d’émotions et de sensations… à ne pas rater!
Chantez, dansez, dessinez, écrivez sur cette musique si cela vous éclate! Remettez-la en boucle si vous voulez…
Pâques, sentiment religieux ou pas, qu’importe! C’est le renouveau de la nature, la sublime alchimie de notre Terre, le subtil miracle de la vie. Protégeons-la et faisons-la prospérer pour toutes les bonnes raisons que nous avons, tout un chacun!
Pour ceux qui désireraient s’aventurer plus en avant dans une telle oeuvre, quelques propositions d’écoute (sachant que le choix est affaire intime…):
– Knapperbusch, historique lors de la réouverture après la guerre en 1951 de Bayreuth, émotion!
– Boulez en 1970, épuré, aérien
– Karajan, un festival de sons, enivrant! enregistrement chez DG
– Sinopoli à Bayreuth, si un enregistrement pirate traîne, foncez! – J’avais enregistré sur musicassettes de France-Musique, un trésor génial que je chéris, par ce merveilleux chef iconoclaste trop tôt disparu! Domingo en live 1993 à Bayreuth, challenge inouï !
– Thielemann, en live depuis l’Opéra de Vienne , enregistrement DG (je l’écoute au casque en vous écrivant et c’est divin, sauvage, merveilleusement moderne!) une Rolls roulant à toute vapeur avec tous les risques et les vertiges du direct… Domingo et Meier, le chef, l’orchestre, les choeurs de Vienne, une merveille qui déchire!
Mais c’est une affaire de goût personnel, le vôtre sera le meilleur puisqu’il vous rendra heureux!
Et sachez-le, Wagner ça s’écoute fortissimo, plein tube ; alors au casque, pour ne gêner personne et pour son immense plaisir personnel et très égoïste!
Patrick De Carolis, créateur de l’émission « Des racines et des ailes » puis devenu patron de France Télévisions, s’était reconverti – fort bien d’ailleurs – dans la littérature historico-régionale après son limogeage peu élégant par Sarkozy.
Tentative de rabibochage du pouvoir avec la remise de la Légion d’Honneur et surtout avec ces 3 émissions consacrées au Grand Tour sur France 3.
C’était hier soir le premier numéro. Bonne surprise, l’émission a fait le meilleur score du service public avec plus de 10%, soit plus de 3 millions de téléspectateurs.
J’ai lu çà et là des propos ricaneurs et ricanants sur ce taux. Pour ma part, je considère cela comme une victoire. Car dans cette émission, pas de people, pas de sensationnel, pas de rivalité mesquine, juste de la culture remise dans son contexte humain, sans chichis ni grands mots, en toute simplicité mais avec une rigueur légère et bon enfant.
Qu’est-ce que le Grand Tour, historiquement parlant?
Le Grand Tour, orthographié de la même façon en anglais, était à l’origine un long voyage effectué par les jeunes gens des plus hautes classes de la société européenne, en particulier britannique ou allemande, à partir du XVIIe siècle et surtout au XVIIIe siècle, destiné à parfaire leur éducation, juste après, ou pendant leurs études. Les destinations principales étaient la France, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suisse et surtout l’Italie, puis plus tard la Grèce et l’Asie mineure. Ces voyages duraient parfois plus d’un an, souvent en compagnie d’un tuteur. Ils devinrent une pratique normale, voire nécessaire à une bonne éducation. Aux XVIIIe et XIXe siècles, le Grand Tour fut l’apanage des amateurs d’art, des collectionneurs et des écrivains, dont Goethe et Alexandre Dumas. Le Grand Tour eut pour effet de mettre en contact la haute société de l’Europe du Nord avec l’art antique.
Donc du chiant, de l’élitiste à tout grand va, du « on se la pète grave, intello et total bourge »…
Ben non, na!
Pour ce premier numéro, le voyage valait son pesant de cacahuètes: Naples, Bahrein, l’Écosse et Édimbourg, New York-Broadway. Destinations disparates? Pas du tout, la filiation était limpide! Des invités aussi variés que Philippe Jaroussky, Nolwenn Leroy, Barbara Schultz, Whoopi Goldberg, des archéologues, des prêtres, des santonniers, des danseurs, un spécialiste du kilt, des nobles écossais…
Patrick De Carolis joue le candide narrateur et interviewer, en français, en italien et en anglais. Son talent de conteur, l’intelligence des enchaînements, l’originalité des sujets traités rendent cette émission toujours passionnante, légère, ludique et instructive.
Un très grand moment de bonheur où l’on a retrouvé une fraîcheur, un allant qu’a peut-être parfois un peu perdu « Des Racines et des ailes ». Juste un petit bémol: les musiques servant de lien, elles m’ont semblé assez vulgaires eu égard à la haute tenue de l’ensemble.
Et ce matin en écoutant RTL et en sachant que plus de 3 millions de téléspectateurs avaient partagé mon bonheur et mon envie de connaissances et de belles histoires, cela m’a réconciliée avec l’humanité après toutes les horreurs vues et proférées ces dernières semaines.
Ne jamais prendre le téléspectateur pour un niais et un naïf, le beau crédo! Merci, Monsieur De Carolis!
Voici la bande annonce de l’émission. Si vous ne l’avez pas vue, cherchez à la revoir sur TV5 ou sur Internet et surtout, ne ratez pas les prochains numéros. C’est beau, convivial et passionnant. Rien que du bonheur, profitez-en, en overdose!
Non, ce n’est pas un gros mot à la « casse-toi pôv’c… » ! C’est juste pour rire des cabots de la politique et, dit-on, des plus fidèles amis de l’homme… Ils veulent tous notre bonheur, braves toutous! Et il y a certaines ressemblances dans la campagne présidentielle française…
Regardez-les!
Il y a (eu) ceux qui, racés pourtant, s’y sont vus trop tôt ; ceux qui sont trop doux, trop tendres et qui n’ont pas les moyens ; ceux qui courent après depuis trop longtemps, épuisés; ceux qui croient aux extraterrestres…
Et puis ceux (ou celles) qui sont hargneux, se sentent pousser de l’ambition, sont prêts à boire n’importe quel bobard pour goûter au pouvoir…
Et enfin les cadors, les bêtes de course…
Qui peuvent se changer en grands fauves à l’appétit démesuré!
Plus tard, il y aura les déçus ayant trop écouté les sirènes de la renommée ou ceux qui auront eu les yeux trop revolver à la « t’as d’ beaux yeux, tu sais! », ayant voulu plaire à tout le monde…
Le gagnant sera sans doute une grande gueule, prête à nous emballer l’avenir dans du papier cadeau, à moins qu’il ait les c… de Churchill qui prédit à son peuple la victoire au prix du sang et des larmes… Ici, restons décents, ce ne sont que des balles de tennis !
En espérant tout de même que le premier ministre qu’il choisira ait une autre dégaine que celui-ci ! Dans ce cas, vive la République, vive la France!
Je vous ai fait sourire? alors j’ai gagné l’investiture suprême!
Pour terminer, une envie de douceur canine ? Retrouvez le héros à la guitare sur mon ancien blog!
Le cinéma français est à l’honneur ces temps-ci, et ce n’est que justice, au regard des grosses productions américaines trop souvent formatées. Par son renouvellement, son inventivité et la diversité des sujets traités, le français draine aujourd’hui énormément de public vers les salles obscures.
Ce public: des dizaines de milliers de spectateurs pour qui la convivialité veut encore dire quelque chose. Rire, pleurer, être ému ensemble, se faire une toile entre potes et puis un bistrot sympa, c’est tout de même mieux que les chips et la bière en tête-à-tête avec son écran plat! Vive le cinéma!
On sort à peine des César et des Oscars et voici qu’un cinéaste français est distingué! Et cette fois, on n’a pas lésiné sur le prestige du lieu et de l’uniforme: l’Académie, celle du quai Conti… Et l’heureux récipiendaire :
Le réalisateur de La Guerre du feu, du Le nom de la rose, de l’Amant, de l’Ours, de Sept ans au Tibet, de Deux frères. Il a trouvé sa place sous la Coupole, au fauteuil laissé libre par Gérard Oury.
Et pour rendre hommage à ce grand aîné, Annaud avait concocté une cérémonie des plus étonnantes puisqu’on eut droit à la diffusion des instants cultes des films avec Fufu (de Funès) : Rabbi Jacob, le « Mais you are French » de la Grande Vadrouille, puis la plongée dans l’ignoble chewing-gum vert. Un peu décoincés les académiciens, on en voyait certains pouffer ou se trémousser, une révolution!
Moments émouvants: le discours de bienvenue de Roman Polanski et l’hommage de Danielle Thompson, fille de Gérard Oury.
Moment étonnant: la présentation de l’épée lumineuse digne de Stars Wars, Carole Bouquet n’en revient pas…
Ses projets immédiats, c’était un petit tour par Bruxelles pour Or noir. Noir et blanc, et fantaisie of course!
Et puisqu’il siège à la place de Gérard Oury, hommage à son interprète le plus emblématique: le génial Louis de Funès, égal de Charlie Chaplin pour capter et caricaturer à l’extrême les travers de leurs contemporains, muets ou forts en gueule! Un ours mal léché, quoi! Son personnage, je ne sais pas pourquoi mais il me fait penser à quelqu’un… Oups! Les temps de parole dans la campagne électorale française étant comptabilisés, chut!
Les inspecteurs de l’Exposition internationale 2017 sont partis ravis, nous dit-on, mais avec un diktat pour faire gagner la Cité Ardente face à sa rivale Astana: le rouge intégral pour tous dans la ville jusqu’à la décision de l’automne prochain! Qu’elle brûle des mille feux de la passion!
Il faut dire que les édiles avaient prévu le coup et s’étaient préparés depuis pas mal de temps. Ainsi lors de la rénovation des grands monuments de la ville, la couleur « sang de boeuf » fut de rigueur. Du Grand Curtius et de sa voisine l’église Saint Barthélemy au centre du Vertbois en passant pas la rénovation de l’Opéra et l’Hôtel de ville, le rouge triomphait partout… Rotje di djû!
Maintenant, un effort supplémentaire sera demandé à toute la ville, la salle de l’OPRL, le tunnel de Cointe, les ponts…
Bien sûr le stade de Sclessin est mis à contribution comme la manifestation des lumières sur la montagne de Bueren..
La gare des Guillemins, la centrale nucléaire de Tihange, les noeuds routiers…
Les macrâles, le liège écologique et les avions de Bierset Airport!
Les particuliers sont appelés à la rescousse, leurs habitations comme les objets de la vie quotidienne, rien ne sera laissé au hasard pour gagner! Rouge de rigueur tous ensemble !
Et même la nature avec ce projet de vignoble sur les coteaux de la Citadelle! Un futur vin rouge évidemment, des jardins de Wallonie.
Tout a déjà été testé comme le prouvent ces photos, maintenant il faut tout mettre en commun, sans faire péter les plombs. L’embrasement sera grandiose…
Ultime récompense pour une Meuse enfin devenue propre: le lâcher d’un millier de poissons d’une nouvelle variété « rouches liegensis » devant l’Aquarium, dès la nomination définitive! Voici ci-dessous le specimen envisagé…
Qu’en ce 1er avril ce petit clin d’oeil nous porte chance!
Tchuss à tous les Liégeois qui me lisent et aux autres qui nous soutiennent!
Liège Cité Ardente, avec le rouge de la passion vissé au coeur, croisons les doigts pour « Liège 2017 »!