Ce lundi après-midi, je me morfondais : correction des copies d’examens. Musiq’3 en fond sonore plutôt soft : musique baroque assez convenue. Rien de bien excitant. Et SOUDAIN un CHOC : une musique d’une puissance renversante de force et de modernité, avec des dissonnances et des chocs rythmiques dignes de l’orage de la Pastorale de Beethoven et du Sacre du Printemps de Strawinsky. Je sais, la comparaison est osée mais écoutez ! (et remarquez la date…1737!)
On désannonce: « Le cahos, extrait des Élemens de Jean-Féry Rebel » (ou le Chaos des Éléments).
Jamais entendu parler de ce musicien, je vous l’avoue, mes connaissances en musique baroque n’étant pas très étendues.
Un paquet d’examens corrigés plus tard et une pause dans ce chemin de croix, je vais aux nouvelles sur Internet. Et je trouve son pédigrée que je vous livre:
Jean-Féry Rebel, ou Jean-Ferry Rebel, (Paris, 18 avril 1666- Paris, 2 janvier 1747) est un violoniste et compositeur français de l’époque baroque. Il était fils d’un chanteur, et fut remarqué pour ses dons, dès huit ans, par Lully, auquel il doit sa formation. Sa sœur, une chanteuse, épousa le compositeur Michel-Richard Delalande.
En 1705, il fut recruté parmi les Vingt-quatre Violons du Roi ; il devint plus tard maître de musique à l’Académie royale de Musique en 1716, puis compositeur de la Chambre du roi en 1726, enfin maître de musique de l’Académie Française en 1742, évinçant de ce poste Louis-Antoine Dornel.
Œuvres
Rebel a été l’un des premiers musiciens français à composer des sonates à l’italienne, souvent marquées d’une grande originalité et d’une audace harmonique certaine.
Recueil de douze sonates à 2 ou 3 parties op 1 (composées en 1695 et imprimées à Paris en 1712)
12 Sonates à violon seul mellées de plusieurs récits pour la viole op 2 (Paris 1713)
Les Caractères de la danse (1715),
Les Élémens (1737), composition originale qui décrit la création du monde.
le Tombeau de M. de Lully en hommage à son maître
une tragédie lyrique : Ulysse (1703)
« Fantaisies » (1729)
« Les plaisirs Champêtres » (1734)
J’apprends ailleurs qu’il fut le premier à écrire des ballets seuls, non inclus dans des tragédies lyriques, et qu’il fut un adepte de la révolution voulue par Rameau.
D’autres informations sur la page de la médiathèque de la Cité de la Musique à Paris:
La version proposée dans le clip : Les Elemens 1. Le cahos – Reinhard Goebel /Musica antiqua Köln 
Autre version conseillée (Minkowski):

Voilà, je pense, un compositeur vraiment digne d’intérêt et dont je vais m’empresser de découvrir l’oeuvre. Et vous? Bonne musique, mes amis!
Une heureuse initiative de la Ville de Liège: « La Place aux livres », place Saint-Étienne juste derrière les désormais célèbres Galeries Saint-Lambert. Sous les tonnelles, des tas de livres, intéressants, classés avec professionnalisme, très propres, presque neufs parfois, prix très honnêtes.
L’ambiance est bon enfant, il faudrait juste peut-être un marchand « de bouche » avec des produits simples et régionaux, qui permettrait de se sustenter et de créer une belle ambiance liégeoise : une enseigne des produits wallons par exemple… ou un stand avec


































Celle d’Avignon me fait toujours penser à un immense ballon Zeppelin flottant au gré du mistral. L’intérieur est convivial et aérien, comme une gigantesque nef.
Les voyageurs y perdent tous leurs repères. À gauche toutes les têtes lorsqu’on annonce le TGV venant de Marseille Saint-Charles vers Paris Gare de Lyon. Concentrés, les papas et les mamans très doctement conseillent à leurs bambins de regarder « par là » le train qui est annoncé…

Il y a un tel brassage de cultures millénaires dans cette Provence, ils en sont le fruit qu’ils le veuillent ou non, le merveilleux fruit métissé, c’est leur richesse et la nôtre : notre richesse européenne et universelle. Ils le nient, campés sur leur Jeanne d’Arc et autres preux chevaliers. Tenez, à Orange, un des premiers gestes du maire, ce fut d’aller exhumer cette vieille statue de la colline Sainte-Eutrope et l’exposer en plein centre-ville… 

Oui, il s’agissait bien de la rue Crémieux dans le 12ème arrondissement de Paris. Une rue perpendiculaire à la rue de Lyon et à la rue de Bercy. Absolument charmante dimanche dernier. J’y suis passée vers 13h et avec le beau temps, les habitants sortaient la table pour manger dehors entre les pots de fleurs et d’oliviers. Quel luxe en plein Paris, à deux doigts d’une des gares les plus fréquentées d’Europe ! Les portes ouvertes, on distingue l’intérieur un rien spartiate: de très petites pièces avec un escalier raide qui monte à l’étage. Mais enfin, le charme doit bien combler un relatif inconfort. 




Dimanche dernier, sortant de mon expo sur Eugène Atget en plein Marais avec en plus un beau temps inespéré, j’ai flâné sans plan, au gré de mes envies dans ce Paris presque médiéval. Promenade délicieuse qui débute dans le jardin du musée Carnavalet.


Des familles, des enfants, des promeneurs solitaires, des rêveurs, que c’est beau à découvrir dans cette ville tentaculaire. Une vie de quartier faite d’enfants qui jouent dans la rue, à la patinette, au roller, au foot… en plein Paris, on croit rêver! 





Des terrasses insoupçonnées, toutes de fraîcheur et d’incognito!


Remontée par la rue Montorgueuil, une grande faim m’a envahie et j’ étais sûre d’y trouver de quoi me sustenter: un Monop’ , petit relent du ventre de Paris.