Ceux qui me suivent sur Facebook savent que je suis fan de cette délicieuse émission. Stéphane et Noëlle n’ont pas leur pareil pour expliquer (lui) et s’extasier (elle) tandis que nous, nous en apprenons des choses !
Une émission sur les jardins pas comme les autres toute en convivialité, fantaisie et humour. De nombreuses rubriques, des visites, des interviewes, des livres, des rencontres… Et puis il y a le fameux « Pas de panique chez » et là, chacun peut trouver des idées géniales et pas chères à piquer pour embellir son jardin, sa cour, sa terrasse. Et surtout, il y a le moment du dessin!
Depuis la rentrée, Stéphane et Noëlle nous convient à partager avec eux et leurs invités l’émission du 10ème anniversaire. C’est demain mercredi 7 novembre à 21h15.
Et si vous ne pouvez pas la voir mercredi en raison du basculement à 19h sur ARTE, aucun souci. Deux redifs : le samedi 10 novembre à 10h15 et le dimanche 25 novembre à 6h50. Et puis, c’est encore une des seules émissions qu’on peut regarder plus tard sur son ordinateur sans devoir habiter la France.
(Le sommaire à gauche est impeccable: les différentes séquences de l’émission y sont regroupées ensemble, tous les pas de panique, toutes les visites de jardins, tous les conseils pratiques, etc… vraiment très astucieux, pratique et utile)
Courage, les jours rallongent dans un mois et demi et le printemps, c’est dans 18 semaines !
Je suis enchantée par la lecture d’un livre que j’ai acheté lors de la brocante de la bibliothèque d’Ans il y a 3 semaines. Écrit par un de ces hommes gâtés par la nature. Beau, élégant, charismatique, doué en tout.
C’est d’abord et avant tout un comédien qui, comme le célèbre Roger Carrel, a prêté sa voix au doublage de nombreux films et dessins animés. Le Lawrence d’Arabie francophone doublant Peter O’Toole, c’est lui. La voix de Gandalf dans Le Seigneur des anneaux, c’est encore lui… Un dessin animé? il y chante en plus, le bougre, de l’Elton John!
Ce lion, vous reconnaissez sa voix? Non? Allons donc! Bon, si c’est ainsi, glissez le curseur de la vidéo suivante à 6m45…
Mais bien sûr, le flamboyant Robert d’Artois dans Les Rois Maudits, best-seller incontesté des séries télévisées françaises des années 70 ! Vous ne connaissez que lui si vous avez mon âge…
Cet homme a fait les beaux jours de la Comédie Française pendant 25 ans, a tout joué avec un égal bonheur. Sa voix chaude à la diction parfaite et au timbre tellement reconnaissable avec son brin de mystère faisait pâmer une de mes collègues professeurs de français : « Ah, lui, lui, ce Jean Piat! » C’était dit avec un petit râle de plaisir non dissimulé.
Jean Piat ! Artiste mythique qui sut au théâtre également se muer en metteur en scène. Il vient de fêter allégrement ses 88 printemps et nous régale encore par son interprétation de « Vous avez quel âge? » qu’il a joué à Paris et baladé en tournées francophones depuis 2010…
Comédien, metteur en scène, chanteur, ce n’est pas suffisant : il est aussi écrivain à succès (pas moins de 12 livres dont trois ont reçu un prix de l’Académie Française).
J’ai donc acheté deux de ses oeuvres : Le dîner de Londres et La jeune fille à l’avant-scène. J’ai commencé par ce dernier et je me régale! Le ton de ce roman est badin, charmant, humoristique, grave parfois. Tout pour en faire une lecture des plus agréables. Le thème ne manque pas d’intérêt: le métier de comédien, son travail quotidien, ses joies, ses peines et l’angoisse de l’éternelle remise en question, la transmission du talent et de la technique, l’autodérision… Ceux qui n’aiment pas ou ne connaissent pas le théâtre s’y ennuieront peut-être mais pour les autres, quel régal ! Tout ce que vous avez toujours eu envie de savoir sur ce métier est là !
Vous voulez en savoir plus sur cet immense artiste?
La tempête Sandy était redoutée sur la côte est des États-Unis. Et ceux qui s’étaient préparés à ses effets dévastateurs ont bien eu raison. Notamment à New York, où les images du sud de la ville plongé dans le noir sont toujours impressionnantes et rappellent d’autres bien mauvais souvenirs…
Le temps est venu maintenant de sécher tout ce qui peut l’être…
Il y a de ces hasards, disais-je. Tout de même étonnants.
En effet, le Metropolitan Opera affiche depuis le 23 octobre la création new yorkaise de l’opéra de Thomas Adès… THE TEMPEST!
Basé sur l’oeuvre de Shakespeare, ce nouvel opus a rendu la critique américaine dithyrambique. Il y a tout d’abord l’immense Simon Keenlyside qui semble porter l’ouvrage à bout de bras, s’investissant comme toujours corps et âme dans le projet.
Et puis le magicien canadien Robert Lepage qui nous a encore concocté des images d’une rare poésie…
D’autres extraits et images sur le mini-site du Met pour vous mettre en appétit. Retransmission en direct intégral dans les Kinepolis belges et autres cinémas d’Europe et du monde le samedi 10 novembre.
J’en ai assez d’entendre de la part de certains élus français des contrevérités et des insultes concernant le mariage homosexuel.
Accuser, en tant qu’élu (François Lebel du 8ème arrondissement de Paris) , une part de son peuple de pédophilie ou d’inceste, quelle honte! L’exquise Christine Boutin n’est pas en reste…
Pour vous, mesdames et messieurs les maires, faire jouer une clause de retrait, refuser d’unir des administrés qui ont peut-être voté pour vous, cela ne vous semble pas être une trahison?
Franchement, je ne comprends pas le tollé que cette proposition de loi lève dans le pays des droits de l’Homme. Que cela ne soit pas vos idées ou vos tendances sexuelles, soit, mais au nom de quel droit moral refusez-vous à des êtres humains le droit au bonheur? Si vos enfants étaient dans cette situation, les condamneriez-vous, car figurez-vous, avoir certaines préférences sexuelles cela arrive dans toutes les familles !
On ne choisit pas, personne ne choisit ce chemin semé de douleurs, de refus et d’incompréhensions quand, à l’adolescence ou plus tard, ses penchants sexuels se précisent. En tant que professeur, combien ai-je vu d’adolescents torturés par cette découverte, torturés par le rejet de leur famille si l’on découvrait que… Il faut que chacun sache que se découvrir homosexuel n’est jamais une joie, c’est une souffrance. Mais si dans le cours de sa vie on a la chance de vivre cette situation avec bonheur auprès d’une compagne ou d’un compagnon de vie, personne n’a le droit, au nom de ses principes à lui, de vous refuser cela.
Union libre, PACS, mariage, le libre choix pour tous !
Quelle vision rétrograde que celle du mariage fait pour unir un homme et une femme dans le but de procréer… et les couples stériles, ceux qui ne veulent pas d’enfant, vous en faites quoi? Vous les divorcez illico? J’ai aussi entendu » le mariage c’est unir deux êtres différents ». Ah bon? Je me marie avec mon chat, mon chien, mon hamster et c’est tip-top? Il me semble que tous ces bénis-oui-oui ont oublié une donnée essentielle dans le mariage tel qu’on le conçoit aujourd’hui en Occident : l’amour que les conjoints se portent. Ah, il est plus facile de discréminer certains mariages « obligés » d’autres civilisations que de brosser devant sa porte…
Et les enfants ? Que va-t-on leur infliger?
Oui, les enfants, justement, ceux qui vivent dans cette situation puisqu’il y a tout de même 11 pays (dont la très catholique Espagne) et plusieurs états des des États-Unis et du Mexique où le mariage homosexuel est légal depuis plus de 10 ans, que sait-on de leur situation? Des pédiatres, psychologues et pédopsychiatres se sont-ils penchés sur leur sort? Sont-ils heureux, malheureux, ont-ils subi des brimades à l’école? Des études sérieuses ont-elles été menées? No comment…
Ah oui! mais si, la construction de leur vision de l’autre sexe…
L’autre sexe….
Que peut penser un enfant, lors d’un divorce, quand son père ou sa mère l’oublie, le dénie à tout jamais, ne prend pas de ses nouvelles, ne l’appelle pas pour son anniversaire, ne paye pas la pension alimentaire, ne cherche pas à le voir?
Que peut penser un enfant quand celui qui en a la garde multiplie les aventures sentimentales? Quand il voit défiler les partenaires dont il doit s’accommoder?
Que peut penser un enfant qui voit son père rentrer ivre mort et tabasser sa mère?
Que peut penser un enfant quand sa mère décide d’abondonner son père parce qu’il a perdu son boulot et qu’il est au chômage?
Que peut penser une jeune fille qui doit accepter en secret les assiduités de son beau-père, sous prétexte qu’il n’y a pas inceste ?
Cette fameuse représentation de l’autre sexe, traumatisante, non ? Et la loi, cette fois, ne sévit pas souvent, souvent jamais. « Cachez ce sein que je ne saurais voir… » Tartuffes!
Un enfant est pragmatique : pourvu que ceux qui l’entourent soient heureux et pourvu qu’ils l’aiment, c’est tout ce qu’il demande pour s’épanouir. N’allons pas chercher plus loin!
Et puis pour pallier cela, il suffit de remettre le parrain et la marraine à leur juste place comme dans le temps et pas seulement dans le rôle de ceux qui apportent des cadeaux aux anniversaires et autres fêtes ! Mais ceux qui peuvent prendre en charge l’enfant si nécessaire, le guider, le « parrainer ».
Petite note perso : Nos congénères détestent une façon de vivre un rien en marge des clous de l’ordre établi. Nous avons, mon mari et moi, vécu 15 ans en concubinage en tout bien tout honneur, lui divorcé, moi célibataire, avant de nous marier en 1994 (pour fêter ses 50 ans à lui et pour mes 40 ans à moi, big fiesta !). Avant notre mariage, nous avons reçu des brimades sur nos lieux de travail et chaque fois que nous avons dû louer une maison, ce fut un rien la galère, plutôt méfiants, les proprios. Tout cela en Belgique, pourtant !
Z’ont la dent dure, les préjugés ! Mais courage, l’amour triomphe toujours!
Cette note pour tous mes élèves, parents et amis homos, garçons et filles, qui ont trouvé le bonheur et le revendiquent!
Très jolie, la chanson d’Anne Sylvestre!
Dites, avez-vous remarqué, Dit ma voisine de palier, Qu’entre nous deux tout concorde ? J’ai le violon vous les cordes Nos deux chats s’entendent bien C’est un signe certain Vous tirez la couette à vous Je n’suis pas frileuse du tout Vous possédez j’en suis sûre Le permis j’ai la voiture À quoi bon tergiverser ? Voulez-vous m’épouser ?
Gay gay marions-nous Grimpez donc sur mes genoux C’est la première étape Ça va pas plaire au pape
Loin de moi la folle idée Celle de vous déshonorer Car je ne veux pas voisine Faire de vous ma concubine Je veux vous offrir mon coeur En tout bien tout honneur Je désire en société Quand il faudra déguster Des p’tits fours sur la pelouse Dire : « Voici mon épouse » Et sans faire s’étouffer Les nobles invités
Gay gay marions-nous On me prend pour un voyou Vous croyez qu’j’suis pas cap’ ? J’le dirais même au pape
Me voici bien affranchie Et sans faire de chichis Vous me plaisez bien voisine J’aime vos façons byzantines Mais avant les fiançailles Y a juste un p’tit détail On peut unir sans remords La colombe et le veau d’or Ça n’demande pas de cervelle Même pas besoin d’être belle Mais faudrait pour convoler Pouvoir faire des bébés
Gay gay marions-nous Quelle est cette histoire de fous ? Y a quequ’chose qui m’échappe Faudra d’mander au pape
Ma cousine v’la connaissez Largement ménopausée C’est vrai qu’elle n’est pas précoce Elle vient d’célébrer ses noces M’étonnera bien si elle pond Un petit tardillon Mais il faut faire annuler Ce mariage dévergondé Et tous ceux qui lui ressemblent Jeunes et vieux qui vivent ensemble Et les bonnes soeurs c’est pas mieux Sont mariées au Bon Dieu
Gay gay marions-nous Y a des p’tits Jésus partout Si un jour ça dérape Ça s’ra la faute au pape
On a essayé pourtant Mais nos efforts méritants N’ont rien donné quoi qu’on fasse Comme nos deux voisins d’en face Longtemps qu’ils essaient aussi Ils n’ont pas réussi « Voisine, lui dis-je alors, Si vous en rêvez encore Si ça vous rend nostalgique Je vous épouse en Belgique Là-bas ça se fait très bien Ce n’est pourtant pas loin »
Gay gay marions-nous On va faire des jaloux Pas chiche qu’ils nous rattrapent Vous pouvez l’dire au pape
Gay gay marions-nous Passons-nous la corde au cou Et puis à nos agapes On invit’ra le pape
Voici une de mes plus belles découvertes littéraires de ces derniers mois. J’avais acheté ce livre non pas pour la renommée de l’auteur, mais en raison du sujet traité : le Paris d’avant Haussmann.
Rose, c’est une vieille dame viscéralement attachée à sa maison. Quand elle reçoit l’avis d’expulsion signé du fameux préfet, elle entre en résistance.
Elle décide alors d’écrire une longue lettre à son mari défunt. Elle y décrit leur vie, celles de leurs enfants, celle du quartier si paisible. Elle raconte aussi son existence de femme, de mère, d’épouse et de veuve. Elle nous fait partager de belles amitiés et son plaisir à la découverte tardive de la littérature. Un lourd secret balaye aussi ces pages. Et puis il y a la maison, celle qu’elle défend bec et ongles contre le projet du préfet exécré. Elle fait le pari fou de la sauver, de faire plier les autorités et l’empereur…
Tout cela fait un récit épistolaire extrêmement original, la narration « en je » étant de temps en temps entrecoupée par des lettres que Rose reçoit. Il s’en dégage un parfum un peu désuet, une certaine lenteur propre à la vitesse de la vie de cette époque. On est très loin de Zola, malgré la violence de la haine de Rose à l’égard du sort réservé à son environnement.
Tatiana de Rosnay a également fait oeuvre d’historienne. Sa reconstitution de Paris est précise et vivante. il faut dire qu’elle fut aidée par les photographies d’un homme: Charles Marville. Celui-ci avait été chargé par Haussmann de photographier tout ce qui allait disparaître. Il laisse donc un incroyable témoignage de plusieurs centaines de photos…
Patrice de Moncan, incorrigible amoureux de Paris, s’est pris de passion pour l’oeuvre de Marville. Dans une émission de Michel Field, il explique combien le Second Empire a eu mauvaise presse. Lui en avait la passion, une passion connue de ceux qui, ayant hérité de témoignages de cette époque et connaissant leur peu de valeur marchande, se sont tournés vers lui pour s’en débarrasser, dont L’Album du Vieux-Paris édité par Marville en 1865. Celui-ci était alors un des nombreux photographes de la Ville de Paris, sans gloire particulière de son vivant. Moncan lui a tout d’abord dédié deux expositions et ensuite a fait paraître un livre « Paris avant/après » dans lequel il met en parallèle les clichés de Marville et les siens, puisqu’il a cherché à retrouver les mêmes endroits et à les photographier en 2010 sous le même angle. C’est passionnant et cela réhabilite assez souvent l’oeuvre d’Haussmann.
Cet article de l’Express est complété par une vidéo extrêmement intéressante sur la méthode employée et les recherches, je vous la conseille!
Mais Moncan n’est pas le seul à faire cette démarche. Voyez, dans cette émission de la chaîne Histoire, ce photographe qui, lui, part de vieilles cartes postales ; et bien d’autres initiatives qui permettent de redécouvrir Paris et son infinie richesse. Encore et encore, sans jamais se lasser…
Quelques nouvelles photos dans l’album « opéra rénové ». Je continue mon exploration du Théâtre Royal à chaque visite. Photos rapides à l’entracte sans grand moyen technique (juste mon petit numérique) mais témoins d’une belle ambiance…
Ambiance à la Visconti ou à la Zeffirelli le week-end dernier. Rien que de l’opéra italien, une délicieuse overdose !
Tout a commencé samedi soir au Kinepolis avec la retransmission de L’Elisir d’amore de Donizetti en direct du Metropolitan Opera de New York. Spectacle d’ouverture de la saison avec la diva incontestée Anna Netrebko. Même si aujourd’hui, sa voix n’est plus celle d’Adina, ayant pris de l’ampleur et un spinto qui augure de bien belles futures prises de rôles, on ne peut qu’être enivré par le timbre charnu et le plaisir qu’elle prend à chanter et à jouer la comédie !
Le parti-pris était ici de présenter une version de l’intrigue plus profonde. Nemorino, l’amoureux transi, prend alors bien plus de consistance, il n’est plus le bénêt mais celui qui aime sincèrement une Adina décomplexée assumant son envie de conquêtes masculines, et qui va la révéler à elle-même. C’est subtil et merveilleusement efficace. Surtout que le Nemorino choisi a parfaitement rempli sa mission : Matthew Polenzani nous a livré une interprétation magistrale qui culmina avec « Une furtiva lagrima » d’anthologie, pas tape-à-l’oeil pour un sou, tout en nuance amoureuse avec une voix menée à la perfection. Pour moi, la plus belle interprétation de ce tube depuis bien longtemps !
Et voici qu’Adina laisse enfin parler son coeur!
Une bien belle soirée dont nous sommes tous sortis avec la banane ! Tant pis pour les absents, oui, tant pis car je n’arrive pas à comprendre pourquoi à Liège le public ne répond pas plus présent à ces merveilleuses soirées d’opéra en direct intégral du Met (une demi-salle…), alors que dans les autres villes de Belgique et de France, la direction de Kinepolis doit ouvrir deux salles pour faire face au flux des spectateurs.
Dimanche après-midi, grâce au concours Musiq3, nous avons nagé dans les ouvertures et choeurs de Verdi à l’Opéra de Liège. Plein comme un oeuf et chauffé à blanc. Nous avons été comblés par un superbe choix (notamment la scène du triomphe d’Aida avec une belle mise en valeur des trompettes thébaines). On en aurait voulu plus encore, il y a tant de beautés chez Verdi ! Et pour un commentateur sur Facebook qui parlait de carbonnades et de mayonnaise un peu lourdes à propos de ce programme, voici une interprétation du choeur « Patria oppressa » de Macbeth… Chacun se fera son opinion !
À noter qu’une partie de ce beau programme sera donné le 31 octobre à Paris, au Théâtre des Champs-Élysées. En première partie, l’OPRL et après l’entracte, l’ORW ; tous ensemble pour soutenir dans un dernier coup de rein la candidature de Liège à l’expo 2017 !
Souhaitons-nous tout le bonheur du monde et refermons cette chronique comme nous l’avions commencée, en contemplant les merveilleux lustres du foyer du Théâtre Royal à travers les tulles de l’étage supérieur… Italianità !
Comme nous l’avons vu précédemment, on n’arrête pas le progrès! Peut-être avez-vous entendu parler des imprimantes en 3D, capables par couches successives de reconstituer des objets en trois dimensions. Voici deux petits films de la télévision suisse qui nous expliquent très simplement comment ça marche mais aussi la philosophie des « petits » qui voudraient échapper aux lois des « tout grands » par des bricolages très… astucieux !
Depuis le tournage de ces reportages, les avancées se font à pas de géant. Et ce clip publicitaire assez bluffant ouvre des perspectives incroyables avec le mélange de différents matériaux et une précision diabolique !
Et à mon avis, ce n’est pas fini ! On ne cesse de faire mieux, où l’inventivité humaine va-t-elle s’arrêter?
Voici le nec plus ultra.
La révolution technologique est en marche avec « BOOK », une merveille !
Merci à mon amie Micheline, qui m’a envoyé cette vidéo en réponse à mon précédent post.
Rien à redire à tous ces arguments, amigo, tienes razón !
À propos des imprimantes 3D (pour ceux que cela intéresse), un article sur le site de Rue89 (j’adore, contrairement à Nadine Morano!) qui pose les bonnes questions et apporte certaines réponses…
Liber, le livre, porte ouverte à la liberté de l’esprit.
On le dit moribond, on lui prédit une mort imminente, en complet désamour avec le public. Et pourtant on n’en a jamais publié autant, les chiffres de la rentrée littéraire française donnent le tournis. Et que dire du livre de jeunesse ! Bien loin le temps des uniques Bibliothèques Rose et Verte, des Marabout jaune et bleu de notre enfance !
La sédentarisation est considérée comme une étape essentielle dans le développement des sociétés humaines et pourtant à ce stade de notre évolution, il est du dernier chic pour l’homo electronicus de redevenir « nomade ». Son téléphone, sa musique, son ordinateur et maintenant sa bibliothèque. Oui, il peut dorénavant se promener avec 200 bouquins en poche, miracle de l’ebook !
Ceux de ma génération se souviennent peut-être de « la liseuse », cet étui en cuir servant à protéger le livre lu, traditionnel cadeau que l’on offrait pour la communion solennelle. Comme le monde vit dans un éternel recommencement, ces ebooks portent aussi le délicieux nom de « liseuses électroniques »…
Personnellement, je ne puis pas en dire grand chose, ne les ayant pas encore utilisés. On vante leur confort de lecture. Quelqu’un parmi vous, chers lecteurs, pourrait-il nous faire part de son expérience ?
Mais les chats apprécieront-ils comme au temps de Colette?
Si les écolos crient déjà au loup, certes des arbres sont sauvés mais bonjour les déchets électroniques, il est bien certain que cette invention enverra aux oubliettes des scènes comme celles-ci!
Par contre, ce que j’ai testé et que j’apprécie énormément, ce sont les livres audio. Évolution moderne des cassettes qu’on enregistrait pour les aveugles et malvoyants, ils se sont mués en CD qu’on peut écouter partout, avec un choix de titres fantastiques, notamment des livres de jeunesse, bien pratiques pour faire patienter les enfants en voiture. Et de grands comédiens se prêtent à la lecture, les auteurs eux-mêmes aussi parfois. Pratique aussi en classe pour une compréhension à l’audition avec une autre voix de celle du prof…
Mais n’enterrons pas si vite le livre-papier ! Depuis sa révolution démocratique grâce aux éditions de poche imaginées par Filipacchi dans les années 50, il s’invite toujours dans les cartables, les sacs et les sacoches, offrant l’évasion et le rêve aux utilisateurs des transports en commun et autres navetteurs. Il a tant de charme et comme il sait se faire aimer, ce bouquin aux coins racornis!
Bon bougre, il accepte aussi de passer de mains en mains. Par l’intermédiaire de ces « boîtes à livres » ou « boîtes à bouquins », en pleine rue mais à l’abri des intempéries tout de même! Concept né dans les pays anglo-saxons et se répandant dans beaucoup de nos villes. Le principe de base: un livre déposé = un livre emporté.
Ou alors, tout simplement abandonné, non ! »rendu libre « , bien en vue dans un lieu public. La seule obligation de ses lecteurs : le déposer après lecture dans un autre endroit très fréquenté.
Et à ce sujet, je viens de découvrir grâce à l’émission Sans Chichis de La Deux, une initiative qui pimente le jeu. Il s’agit de suivre à la trace le livre grâce à un enregistrement sur un site Internet et à une fiche que l’on colle à l’intérieur du livre. C’est ludique et passionnant !
Oui, il y a de ces soirs mémorables à l’opéra. Loin des scandales et des outrances de certains metteurs en scène d’aujourd’hui, deux chanteurs, un chef et un orchestre suffisent pour créer un événement qui 30 ans après reste dans les mémoires et les oreilles de ceux qui ont vu et entendu.
Placido Domingo et Sherrill Milnes sont deux camas depuis toujours. Couple un rien forcé à la mode de l’époque, chaque maison de disques avait son écurie, ses stars. Ils roulaient à l’époque pour RCA et y enregistrèrent bien des intégrales mythiques que tous les mélomanes attendaient avec impatience et qui restent des best-sellers aujourd’hui. Excellents musiciens, aimant la direction d’orchestre, ils se sont même dirigés mutuellement. Grands acteurs, ils formaient sur scène un duo dramatique impressionnant. Ils participèrent aux tout premiers enregistrements de Levine, d’Abbado et de Muti chez RCA puis chez DG et EMI. Milnes apparaissait comme le grand baryton américain dans la lignée du légendaire Leonard Warren, mort en scène en chantant La Forza del destino de Verdi. Domingo était le rival de Pavarotti, favori de DECCA. Cette alliance discographique devint une vraie amitié qui dure encore aujourd’hui.
Alors un soir de concert de gala au MET en 1983, ils mirent littéralement le feu. Une performance qui malheureusement ne fut jamais diffusée en Europe et qui, je crois, n’existe pas en DVD au jour d’aujourd’hui chez nous. Pour ma part, j’ai l’entièreté de ce miraculeux concert sur une cassette VHS décodée du NTCS de la TV américaine qu’une amie australienne m’avait enregistrée. Vous imaginez la qualité d’image mais malgré cela le charme opère, c’est un de mes trésors ! Une soirée entière où nos deux compères ont alterné les airs de bravoure en solo et les duos. Ah, ils ont mouillé la chemise et c’est électrisant ! Il existe quelques extraits sur Internet dont celui-ci. Accrochez-vous, La Forza del Destino, justement :quels chanteurs, quels artistes ! Bon amusement, les amis!
Un bis ? Othello, ça déménage avec un 3ème chanteur en arrière-plan ! Et ce public qui hurle de plaisir… pas besoin d’élucubration de metteur en scène en mal de masturbation intellectuelle pour prendre son pied, non?