Somewhere over the rainbow, version, huuum…, originale. On navigue entre guitare et violoncelle!
Et dans la nuit chaude de Juan-les-Pins, la caravane passe avec un sax et une contrebasse en folie, et ça déménage!
On revient à Paris? La vie en rose! Le making of:
La totale, digne d’Edith Piaf!
Je ne peux résister de vous proposer ce merveilleux « Mira », très inspirant puisque nous vivons pour l’instant au festival de Wallonie avec la musique de toutes les Espagnes et d’Amérique du Sud.
Que ces quelques clips vous donnent le goût de découvrir cette merveilleuse interprète!
Grosse fatigue, paresse totale pendant ces quinze jours provençaux. L’ordi en chômage technique. Juste le soleil, le ciel bleu, le mistral et l’odeur de la lavande et du romarin mêlés… Le paradis sur terre. Un paradis que nous avons quitté pour un autre, musical cette fois, à Stavelot.
En avant pour de nouvelles chroniques pour, j’espère, le plaisir de tous : le vôtre et le mien !
Ces dernières années, de nombreuses salles de spectacles ont connu des restaurations, des modernisations et d’étonnantes métamorphoses architecturales. Les plus spectaculaires furent sans aucun doute l’opéra de Lyon « relooké » par Jean Nouvel et le Covent Garden de Londres avec sa Floral Hall attenante.
Chez nous, le Théâtre de Namur, La Monnaie de Bruxelles et la salle Philharmonique du Conservatoire de Liège ont fait peau neuve depuis quelques années déjà.
Question cornélienne : le temps des travaux, où émigrer? Voici quelques exemples.
La prestigieuse Scala de Milan, début des années 2000, avait pris le parti de s’expatrier dans un théâtre tout neuf: Il teatro degli Arcimboldi.
Elle réintégra ensuite ses murs prestigieux
Je ferai remarquer à ceux qui critiquent « le cube » surélevant désormais l’Opéra de Liège que la plupart des maisons d’opéras ont dû adopter cette technique. La Monnaie (voir plus haut) et donc, comme on le voit ici, la Scala elle-même avec un autre élément au-dessus du musée. Quant au badigeon blanc qui crée aussi une polémique à Liège, Covent Garden et La Monnaie l’ont également adopté… Le badigeon, de tradition très ancienne, protège les briques ou la pierre devenue friable.
La Fenice de Venise connut un destin plus cruel puisqu’en janvier 1996, elle flamba entièrement.
La reconstruction s’étala sur plus de dix ans avec des épisodes dramatiques pendant lesquels on crut bien ne jamais voir ce phénix enfin renaître de ses cendres. Pendant tout ce temps, les spectacles émigrèrent à la PalaFenice, un immense chapiteau dressé sur l’isola del Tronchetto, une île artificielle construite dans les années 60 près de la gare et vouée à l’industrie.
L’imbroglio financier trouva une fin heureuse et aujourd’hui, on peut admirer cette salle mythique du Gattopardo de Visconti reconstruite à l’identique.
Vous n’êtes jamais allés à Venise et pourtant ce fameux chapiteau, vous l’avez déjà vu, non? Mais oui, il a émigré à Liège sous le nom de Palais-Opéra !
Un lieu convivial, certes n’offrant pas toutes conditions acoustiques désirées, dont les jours sont comptés puisque le Théâtre Royal rouvrira ses portes le 19 septembre. Encore deux concerts (gratuits!) les 18 et 19 août.
Et même la prestigieuse Comédie-française a dû abandonner la salle Richelieu. La solution trouvée ici est également étonnante. Un « Théâtre éphémère » a été construit entre les colonnades des jardins du Palais-Royal !
Quant à l’Opéra de Paris, le Palais Garnier s’est refait une beauté avec des ors tout neufs sur la façade. Le plus étonnant est pourtant le restaurant qui a ouvert sur deux étages dans la rotonde de droite. Ce n’est pas tout à fait du Napoléon III…
Un lieu à découvrir sans aucun doute si les prix de la carte le permettent! (D’autres photos étonnantes à découvrir via votre moteur de recherche préféré)
Il reste à Liège la saga du Théâtre du Gymnase détruit lors des grands travaux de la place Saint-Lambert fin des années 70. La troupe trouva refuge sur la rive droite à Outremeuse et prit le nom de Théâtre de la Place puisqu’un bâtiment provisoire avait été construit sur la place de l’Yser. Du provisoire qui dure toujours… même si son transfert est pour bientôt, dans la salle de l’Émulation complètement restaurée. Je vous en reparlerai lors de inauguration!
Et pendant que je préparais ce post, voilà que l’on apprend le classement, au patrimoine de l’UNESCO, du théâtre baroque de Bayreuth, celui de la Margravine Wilhemine, soeur de Frédéric le Grand. On comprend pourquoi…
Quittons les vertes prairies du Sussex et de Glyndebourne (voir post précédent – Musique et champs 1) et gagnons le Pays de Herve, dans l’est de la Belgique.
À une vingtaine de kilomètres de Liège, en bordure des Pays-bas (Maastricht) et de l’Allemagne (Aachen-Aix-la Chapelle), c’est un pays de bocages où la nature s’étire paisiblement en vertes collines. Il y fait bon vivre, avec des villages typiques et de grandes richesses architecturales.
Pays d’élevage et de cultures fruitières dont on fait le très odorant fromage de Herve, les cidres et le fameux sirop de Liège (indispensable dans la sauce des boulets et du lapin à la liégeoise!).
Mais bien cachée au fond d’un vallon où sillonne la Berwinne, un lieu incomparable : l’abbaye cistercienne de Valdieu.
Désertée par les moines, on n’y rejouera pas Le nom de la rose mais de temps en temps, elle sert de décor au tournage de quelques téléfilms historiques, notamment allemands.
Plus sérieusement, elle est le cadre des Concerts de printemps qui se déroulent les vendredis de juin. L’église fait fonction de salle de spectacle, le public tournant le dos au choeur mais ayant devant les yeux un vitrail inspirant qui s’assombrit lentement avec l’arrivée de la nuit. Magique.
Le lieu est parfait pour accueillir des orchestres.
Les formations de chambre ont, elles, besoin de s’installer dans une sorte de conque afin que le son ne s’éparpille pas dans l’immense nef. Ici Frank Braley et Eric Lesage le 8 juin dernier.
Les programmes sont de haute tenue musicale, tant par la programmation que par les interprètes. Mais ce qui fait aussi pour moi le charme de ce festival, c’est par exemple les moutons broutant sans se soucier des spectateurs déboulant du petit chemin champêtre qui conduit du parking à l’abbaye.
Et les après-spectacles qu’on passe entre passionnés à discuter du concert dans un authentique moulin, avec quelques munitions…
En ce printemps 2012, le programme était superbe! Consultez-le et pensez-y pour le printemps 2013!
Abandonnez un instant votre cahier « Jeux de l’été » avec mots fléchés, croisés et autres sudokus!
La prestigieuse institution « Berliner Philharmoniker » nous propose un nouveau jeu des erreurs. Avec cette fois, une vue extérieure du bâtiment. Il y en a 5 à trouver, les amis. Bonne chasse!
On charge les courses en sortant du supermarché. La voiture démarre. L’autoradio se met en marche. Musiq3 : je tombe sous le charme d’une musique que je pense être de Philip Glass. Tout faux.
C’est Arvo Pärt, Für Alina. Une pièce écrite en 1976, classée musique minimaliste dont l’exécution varie de 2 à 11 minutes.
Vagues de transhumances estivales. Il y a ceux qui vont partir, ceux qui partent, ceux qui sont partis, ceux qui vont peut-être partir et ceux qui ne partent pas. Affaire de goût ou de moyens financiers.
Un moyen bien simple et pas trop coûteux de s’évader: les revues de voyages.
Elles connaissent un indéniable succès, c’est même une explosion. Vous entrez dans une librairie, et vous avez face à vous le rayon consacré à ces publications qui croule littéralement sous les titres les plus divers.
Il y a évidemment l’ancêtre: Géo. Tout le monde a déjà eu en main un exemplaire de cette revue mythique pour laquelle d’ailleurs il existe un vrai marché de de l’occasion chez les bouquinistes. Elle s’est considérablement diversifiée avec une version ado, des séries sur le voyage, l’histoire, l’art… Je me suis laissée notamment tenter par celle sur l’impressionnisme. Redoutablement bien fait!
Un jour, j’ai eu l’attention attirée par le numéro de cette revue… (étonnant, n’est-ce pas?) : Détours enFrance. Très ancienne revue bimestrielle qui, dans chaque numéro, dépeint les caractéristiques d’une région : géographiques, historiques, culturelles, gastronomiques… avec une carte Michelin reprenant les étapes citées. Ce n’est pas révolutionnaire mais extrêmement bien documenté. Que l’on achète la revue pour connaître la région ou parce qu’on l’aime, on y trouve son compte. Le dernier numéro : le Pays basque.
Il existe également des numéros hors-série. Par exemple sur le Métronome de Lorant Deutsch ou l’émission de Stéphane Bern.
Plus original, Esprit d’ici . Bimestriel également s’intitulant « le magazine de l’art de vivre en région: nature – cuisine – maison – jardin – tourisme. La présentation fait penser à une revue anglaise, c’est superbe avec de grandes photos, une mise en page originale et beaucoup de couleurs. J’ai acheté le n°2 dans lequel on parle du lilas, des jeux d’enfants, de la descente de la Durance, des légumes primeurs, de la pollinisation, de l’art de faire la lessive… plus de 25 articles pour tous les goûts. Je suis tombée sous le charme. C’est mon chouchou !
Voici la couverture du n°3 qui vient de paraître.
Le lien ci-dessous vous permet de feuilleter le n°2.
Une nouvelle émission musicale à une heure honnête (22h35) pour enchanter notre été. Je suis dubitative. Patricia Petibon officie et je me demande si cela ne va pas être un kaléïdoscope des multiples dons de la diva ou de la brosse à reluire entre copains, genre Eve Ruggieri.
Après le premier numéro, je suis plutôt séduite. Du rythme, et de la couleur enfin! De la bonne humeur et de la convivialité avec un beau mélange des genres. Différent de la Boîte à musiques de Jean-François Zygel qui est un rien plus didactique, très complémentaire en fait. Ne boudons pas notre plaisir : c’est frais, acidulé, fantasque, éclectique et intéressant. Personne ne se sentira largué par de grands déballages de technique. Grand public, tout public. C’est l’essentiel et bravo.
Moi pas, ringarde. Je l’ai découverte grâce à un pastiche cinématographique et musical (cette fois).
Ringarde…? Hum, j’ai des circonstances atténuantes. Pas facile à voir depuis la Belgique, aucun droit sur le web, censure, j’ai pas Canal, j’suis Belgacom TV. Et puis, j’ai trouvé. Ah oui, ça déchire bref! L’esprit Canal, quoi. Je serais volontiers accro.
Et le pastiche de Musiq3, astucieux pour faire passer le message!
Titre un rien racoleur, j’avoue, mais pas dénué de tout fondement comme vous l’allez entendre plus avant.
« Pastiche » vient de l’italien « pasticcio », qui n’est pas une lasagne comme on le croit souvent en Belgique mais une pâtisserie à base de viande vendue à la « pasticceria », la boulangerie. On découvre son contenu bien caché en ouvrant la pâte. L’expression « Che pasticcio! » désigne notre (leur) imbroglio : » c’est à n’y rien comprendre ! ».
Pendant mes études, le professeur de linguistique, monsieur Gadenne (je révèle son nom pour ceux qui l’auraient connu et qui en gardent un souvenir ému – homme fantasque, poète, anti-conformiste, un rien loufoque) récompensait notre écoute attentive de son cours par des lectures des Exercices de style de Raymond Queneau. Bonne école qui m’a donné le goût du pastiche littéraire, musical ou pictural. Combien est nécessaire la compréhension intime de l’oeuvre, de la mécanique de l’artiste, pour faire un « à la manière de » parfaitement réussi avec un zeste d’humour en plus!
Guillaume Gallienne a décidé, pour la dernière de la saison de son émission, de céder au pastiche. Il a invité des amis à s’essayer au genre et la chanteuse lyrique Natalie Dessay a répondu à l’appel. Longtemps sublime diva, sacrée comédienne, jamais en reste d’aller au charbon pour nous faire pleurer ou rire. Ici pendant la répétition, belle coquille racinienne…
Françoise Fabian s’y colle, elle aussi. Morceau choisi du clafoutis de Mémé…
Émission en direct depuis le théâtre de l’Odéon, un rien de mise en scène dans une émission radio, juste une table, c’est tout, ou un guéridon, une nappe ? « Christique », Guillaume?
Pour les amateurs, l’émission en entier.
Je m’écroule en écoutant Racine (curseur à 5m50), Shakespeare (9m44), Proust (15m) et pour les plus jeunes, Christine Angot et Marc Levy (32m), que du bonheur! et la cerise sur le gâteau, Jean d’O, épatant !
1. Exergue : pastiche d’Anna Gavalda par Patrick Besson : extrait de « La Présidentielle » (éditions Grasset, 2012) par Guillaume Gallienne
2. La définition du pastiche par Claude Gagnaire, par Anna Gavalda
3. Pastiche de Phèdre de Racine, avec Natalie Dessay : extrait de « La Négresse blonde », de Georges Fourest (édition José Coti, 1965)
4.Pastiche de Shakespeare, avec Daniel Mesguich : extrait de l’ouvrage « A la manière de… » de Paul Reboux et Charles Muller (éditions Grasset, 1998)
5. Pastiche de Proust, par Raphaël Enthoven : extrait de l’ouvrage « A la manière de… » de Paul Reboux et Charles Muller (éditions Grasset, 1998)
6. Pastiche de Virginia Woolf, par Françoise Fabian : « La recette du clafoutis grand-mère », extrait du recueil « La soupe de Kafka » de Mark Crick (éditions Flammarion, 2006, traduction Patrick Raynal)
7. Pastiche de Tolstoï, par Guillaume Gallienne : extrait de l’ouvrage « A la manière de… » de Paul Reboux et Charles Muller (éditions Grasset, 1998)
8. Pastiches de Christine Angot, Marc Levy, Jean d’Ormesson, par Guillaume Gallienne : extraits de « Et si c’était niais? » de Pascal Fioretto (éditions Chiflet et Cie, 2007)
9. Et pour conclure : pastiche de Marguerite Duras avec Natalie Dessay : extrait du livre « Mururoa mon amour » de Patrick Rambaud (éditions J.C. Lattès, 2010)
Guillaume Gallienne, vous connaissez ! Non? Mais si, je vous l’ai déjà présenté! Sociétaire de la Comédie-française, irrésistible dans ses bonus sur Canal, chroniqueur sur France Inter où il y lit les textes qu’il aime, secondé par des partenaires de luxe!
Puis le nouvel opus d’Astérix. Quelle bonne idée de lui faire jouer Jolithorax!
Et enfin, le tournage de son premier film en tant que réalisateur. Version cinématographique de son one-man show avec, excusez du peu, Niels Arestrup, Diane Kruger et Françoise Fabian. Guillaume jouant son propre rôle et celui de sa mère…
Cet homme vous était parfaitement inconnu jusqu’ici ? Catherine Ceylac réussit lors de son dernier passage dans Thé ou café fin mai 2012, à montrer toutes les facettes de ce comédien…
Mais je ne résiste pas à vous proposer ce bonus, souvenir d’enfance garanti…
Guillaume, vous pouvez aussi le retrouver dans mon ancien blog. Avec d’autres bons camarades tous aussi fous! Avec aussi une première émission de Thé ou Café de Catherine Ceylac.
Pardon pour le dernier lien qui ne marche plus. Je ne peux rien y faire puisque, vous le savez, je n’ai plus eu accès, depuis le 7 mars 2012 et de façon très mystérieuse, à l’administration de ce blog.