C’est pour quand?

EI8.jpegChaque année, c’est la même chose, on rêve de l’été au milieu du printemps ! Sauf qu’il faut tourner le dos à nos fameux « saints de glace », Mamert, Pancrace et consorts, pour enfin espérer fleurir le jardin et sortir le barbecue. On le sait mais, enfin, on espère toujours les voir revenir à de meilleurs sentiments, ces drôles de paroisiens… 

Un p’tit remontant pour vous requinquer le moral? Feuilletez quelques extraits de cette belle revue dont je vous ai déjà parlé. Édition luxueuse, beau papier, iconographie soignée, articles intéressants et variés, de quoi attendre agréablement des jours meilleurs…

 

http://publicationsystem.secure-zone.net/v2/indexPop.jsp?id=2393/2902/8629&lng=fr

 La page Facebook pour les amateurs de ce réseau social :

 https://www.facebook.com/pages/Esprit-dIci/115666458560209

 Ah, ça va déjà mieux, non ????

À Dieu vat?

Le professeur Christian De Duve, prix Nobel de médecine, s’est éteint. Mon mari eut l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises lors de ses recherches en immunologie à l’ULG. Il me  raconta bien des fois leurs échanges scientifiques et philosophiques très fructueux. La décision de fin de vie prise par ce grand scientifique correspond à celle qu’avait prise également mon mari il y a un mois. Les beaux esprits se sont-ils de nouveau rencontrés dans l’au-delà? Je le leur souhaite, et ainsi de discuter encore longtemps, pour l’éternité?, de leur passion commune : la science au service de l’Homme.

  http://www.rtl.be/videos/page/rtl-video-en-embed/640.aspx?VideoID=442591

http://www.lesoir.be/237576/article/actualite/belgique/2013-05-06/deces-christian-duve-une-personnalite-scientifique-exceptionnelle

 

Séducteurs à la rose…

Point final du gala de réouverture du Théâtre Marinsky à Saint-Pétersbourg, des Don Giovanni comme s’il en pleuvait autour de la belle Anna Netrebko… Si le petit Tiago est dans les coulisses, il doit être ravi de voir ainsi sa maman courtisée ! Mais le bel Erwinn, son époux à la ville, apprécie-t-il autant? Bah, Tutto nel mondo è burla dirait Falstaff… et un joli moment d’humour pour nous !

Quelles impressions !

Claude-Monet_Impression-soleil-levant-1872.jpegAu soleil levant peintes par Monet en 1872, elles sont l’acte de naissance de l’impressionnisme. 

 

Certains vous diront qu’il est facile d’aimer cette peinture qui flatte l’oeil. Aujourd’hui sans aucun doute mais quels combats les jeunes peintres adeptes de ce courant endurèrent-ils, quels sarcasmes, quels rejets des fameux salons…

 

Les peintres impressionnistes ne sont pas nés d’une génération spontanée. Certains de leurs aînés préparèrent le terrain en représentant la nature comme Corot, l’évolution de la photographie modifia l’oeil de leurs contemporains, la couleur mise en tubes leur permit de partir au grand air le chevalet sous le bras.

L’impressionnisme permit aussi à de nombreuses femmes pionnières de s’exprimer par la peinture. Berthe Morisot reste la plus célèbre. Épouse d’Eugène Manet (le frère d’Édouard), elle devient une personnalité incontournable. Un excellent téléfilm retraça sa vie passionnée il y a peu…

Quelques-unes de ses oeuvres…  

« L’impressionnisme et la femme », c’est une exposition que l’on peut voir pour l’instant au Château de  Waroux (B4432 Alleur). Si l’on peut reprocher le manque de couleurs de la plupart des oeuvres proposées de très grands peintre570_570_446a4054a599bec318f4d3eb48c6996f-1350906158.jpegs (lithos, eaux-fortes, gravures, aquarelles) et les petits formats imposés par les lieux, cette exposition a le grand mérite d’expliquer très simplement les prémisses de ce courant, l’influence de la photographie et du film et l’image de la femme à cette époque (les prostituées et femmes légères de Toulouse-Lautrec et de Degas, et l’oeuvre de Berthe Morisot et de l’Américaine Mary Cassat). Un parcours pédagogique permet à tous, grands et petits, de ressortir en ayant tout compris de l’impressionnisme. De quoi visiter ensuite les grands musées parisiens intelligemment!

Et si Paris vous semble loin, une très belle émission est programmée ce dimanche, à ne pas rater!

http://www.france5.fr/emissions/la-galerie-france5 

 

L’esprit ouvert aux impressions de la nature, n’hésitez pas également à admirer les lieux, un château adorable et son très joli parc garni de totems et de photos d’un tour du monde, les feuillages tendres et les fleurs prolongent à merveille l’exposition.

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Un album de quelques photos prises cet après-midi ci-contre à droite tout au-dessus, découverte insolite garantie.

Ce lieu accueille également bien d’autres manifestations originales, découvrez l’agenda, il y en a pour tous et pour tous les goûts, à quelques minutes de Liège dans la douce campagne hesbignonne  sur la route d’IKEA!

http://chateaudewaroux.be

Et puisqu’on parle des femmes peintres, permettez-moi de vous rappeler notre mystérieuse Lucy Orban que j’avais découverte à l’Abbaye de Stavelot cet été.

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http://nouveautempolibero.skynetblogs.be/archive/2012/08/08/mysterieuse-lucy.html

Un album de photos que j’avais prises à l’époque vous permet aussi de (re)découvrir son oeuvre (toujours ci-contre au-dessus à droite). 

Plein les mirettes, c’est tout ce que je vous souhaite! 

Total irrespect

C’était vendredi soir lors d’une très belle représentation de La Forza del Destino à l’Opéra Royal de Wallonie.forza.jpeg Début du deuxième acte et ce merveilleux solo de clarinette symbolisant la rêverie d’Alvaro, l’orchestre sous la direction de Paolo Arrivabeni fait des merveilles, j’ai en face de moi le clarinettiste qui joue avec grand talent et belle expressivité et puis… une symphonie de toussements, de râclements de gorge, de toux véritables et autres bruits incongrus de papiers de bonbons qu’on déballe du rez-de-chaussée jusqu’à l’amphithéâtre. Comme une traînée de poudre, une chaîne sans fin, un relais des uns et des autres. Row di dju comme on dit en wallon, toute la poésie si bien exprimée envolée au son de ces catarrhes irrévérencieux… mais quand le chanteur arrive, enchantement : plus un bruit… Cher public, quel irrespect pour l’instrumentiste, j’en ai eu honte. Heureusement que le maestro au moment des applaudissements l’a distingué en le faisant se lever, l’a longuement félicité… Ce n’était que justice mais ne rachetait pas à mes yeux et à mes oreilles l’odieuse attitude de certains.

Alors voici ce merveilleux solo que je vous propose d’écouter en ayant quelque gratitude envers ce talentueux instrumentiste maltraité par des malotrus liégeois!   

Les couleurs du sud

Deux jours de soleil et de chaleur et hop, plus belle la vie !

Sans vouloir plomber l’ambiance, l’ennui c’est que dans nos contrées du nord, ça ne dure jamais longtemps avant la mi-mai et ses saints de glace, et même après…

Quand bien même, on a au bord des yeux les ocres de Roussillon, les éclats de Burano, les merveilles de Montréal. Il y a environ un an (encore le temps de l’insouciance), je vous avais proposé un petit quizz sur le sujet.

http://nouveautempolibero.skynetblogs.be/archive/2012/05/28/quizzzzz-yes.html

Même si 11 mois après le coeur et le corps ont pris bien des coups et subi bien des peines, l’appel de la couleur est là avec dans les oreilles la chanson éternelle de Nino Ferrer, mes 20 ans….

Alors dites-moi les amis, ces trois photos (qui ne sont pas de mon fait), vous les situeriez où??? Trois vues pour un même endroit ! Lequel? Les enchères sont ouvertes, faisons-nous voyager!  

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 29/04: la réponse est dans le dernier commentaire!

 

Rien que du bonheur…

Merci, Julie! Dans une émission de « Fourchettes et sac à dos » que je viens de voir sur PLUGRTL ce mardi après-midi (coincidence?), Julie Andrieu nous fait découvrir deux fermiers norvégiens. Loin des invectives et des outrances de la politique française, un cadeau pour tous mes amis qui se sentent concernés par le simple bonheur des autres. 

P.S. (sic): en plus quel endroit de rêve, quelles images! 

 

Un musicien amoureux de Paris, délectable !

0794881650224_600.jpegUne matinée dominicale paisible comme je n’en ai plus connue depuis longtemps, les mains dans la mousse de la vaisselle et ma petite radio calée sur Musiq3 avec un charmant compagnon: Alexandre Tharaud.

Alexandre, j’ai fait sa connaissance avec ce fabuleux disque de Rameau.

Il est l’invité dans ce week-end parisien de Musiq3 et me ravit puisqu’il commence sa balade dans son quartier de naissance, un quartier que j’adore, coincé entre la rue Lafayette et le boulevard des Italiens. La cité Bergère, quand je vais à Garnier, je loge volontiers dans un joli petit hôtel situé juste devant chez Chartier. Et quand je loge ailleurs dans Paris ou que je suis juste de passage pour une journée, il m’arrive de remonter vers la gare du Nord à pied pour le seul plaisir de traverser ce quartier. Les passages, les Folies-Bergère, la rue Bleue, la rue Cadet, quelles merveilles! Alexandre fait mention d’une librairie où j’ai fini par dénicher la biographie de Franco Zeffirelli (Portrait d’un homme du siècle), l’hôtel Chopin, le musée Grévin, l’hôtel Drouot… et au détour de l’émission, il me fait découvrir une merveilleuse chanson de Barbara. Vous l’entendrez interprétée par Barbara elle-même dans le podcast, la voici par Marie-Paule Belle, émotion…

Alexandre nous parle aussi de l’aventure du Boeuf sur le toit. Ces années 20, la vie retrouvée après l’atroce 1ère guerre, le tourbillon culturel, le jazz…  

Un merveilleux moment, le temps suspendu, un musicien simple et subtil tout à la fois, érudit sans pédanterie, que j’ai envie de redécouvrir ! L’adresse du podcast, n’hésitez pas à l’écouter, vous allez passer un moment divin, délectable ! 

http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=1816895&channel=musiq3

Er si vous êtes cinéphile, Alexandre et « Amour » :

http://blogs.rue89.com/droles-de-gammes/2013/01/15/le-pianiste-alexandre-tharaud-dit-son-amour-pour-michael-haneke-229411

 

Gorgeous comme ils disent…

Je ne suis pas une wagnérienne de la première heure, convaincue pure et dure, malgré une famille acquise à la cause. J’ai apprivoisé Wagner, ou peut-être m’a-t-il apprivoisée, par des voix étonnantes qui l’interprétaient. Des barytons comme Theo Adam et Thomas Stewart, et des ténors comme Jon Vickers, son Siegmund m’a ralliée à Die Walküre. Plácido Domingo ensuite dans la même oeuvre et dans Parsifal, deux rôles où je le trouve admirable par l’alliance du bel canto et de l’expressivité dramatique propre à Wagner, l’avoir vu sur scène dans ces deux rôles, quels moments! 

La nouvelle coqueluche s’appelle Jonas Kaufmann et franchement, je n’y trouve rien à redire sauf qu’il cancelled un peu trop souvent. Quand on a fait l’effort financier d’aller l’écouter et qu’il fait faux bon plus que de raison, ça fait mal et ça sent un peu le roussi comme du temps de la Caballé, ceux de ma génération comprendront.

radar-wagner.jpegMais pour ce qui nous occupe aujourd’hui, pas de souci, il est là et bien là sur un CD somptueux. Je l’ai découvert sur Musiq3 avec éblouissement. Dommage qu’il n’y ait pas un peu de Parsifal mais bon, Parsifal on sait quand ça commence et pas toujours quand ça finit… L’intégrale ou le DVD du Met nous ravira.

Le plus étonnant dans ce CD et qui me l’a fait acheter, ce sont les Wesendonck Lieder. Andrea Bocelli(!) et Plácido Domingo avaient déjà enregistré Der Engel avec succès, ici nous avons le cycle complet interprété par une voix d’homme. Étonnant comme d’ailleurs en son temps Las sietes canciones populares espanolas de De Falla interprétées par José Carreras (sublime mais introuvable aujourd’hui).

Kaufmann est fascinant. Il a tout. Il est beau, joue bien, a une voix au timbre reconnaissable (un must pour moi qui déteste les voix parfaites et impersonnelles), des répertoires français (Werther!), italien (Tosca!), allemand qui ne lui résistent pas. À quand un Hermann de la Dame de Pique? 

Écoutez, laissez-vous aller, c’est du Wagner, c’est beau et c’est étrange ! Bonne écoute à tous!

Une p’tite overdose du beau Jonas? Rien ne lui résiste, même pas Schubert!  http://www.jonas-kaufmann.com/