Il y a 102 ans, le mois d’août fut chaud à Liège : la ville capitulait sous les assauts allemands. Et cela malgré la neutralité de la Belgique et une défense archarnée. Mais comme souvent, nos responsables étaient en retard d’une guerre.
Telle une petite ligne Maginot, une ceinture de douze forts devait protéger le site de la ville de Liège dans l’optique défensive d’un 19ème siècle finissant. Le jeune royaume de Belgique craignait deux ennemis : l’Allemagne évidemment et les Français qui rêvaient encore de l’épopée napoléonienne ayant annexé à l’époque le couloir industriel wallon vers le Luxembourg pour son bassin sidérurgique et les bassins miniers hennuyers jouxtant le Nord de la France.

L’architecte de Brialmont, avait une conception de la guerre pas très lointaine de celle de Vauban : c’est l’infanterie qui mènerait l’assaut. On mettra donc dans ces forts le plus d’obstacles possibles: des murs d’enceinte, de profonds fossés, des ponts non pas levis mais escamotables, avec des fosses remplies de barbelés ; des canons fixes aux angles prêts à faire des soldats à pied de la chair du même nom…
Conçus entre 1888 et 1892, tous ces forts voulaient également mettre en pratique les nouvelles lois hygiéniques : des douches, de vraies toilettes avec chasse d’eau mais placées comme au fond du jardin, au-delà du fossé de défense ; et puis de l’air, un système de ventilation qui éliminait les gaz intérieurs du fort mais qui s’avéra aussi capter ceux de l’extérieur…
Juste après la guerre de 1870, personne ne pouvait imaginer que les Allemands, car ce sont eux qui envahiront, viendraient avec la grosse Bertha, les blindés et les premiers avions… Les forts de la rive droite étaient installés dans le bon sens, ceux de la rive gauche présentaient à cet ennemi leur face la plus faible, l’entrée.
Dès le milieu du mois d’août 1914, tous les forts vont capituler les uns après les autres : la plupart bombardés, celui de Loncin sera pulvérisé… Aucun fantassin allemand ne devra tenter l’assaut!
De ces douze forts, on en rénovera certains pour attendre la guerre suivante, on en construira d’autres et les rescapés en bon état servent aujourd’hui de lieux d’expérimentation industrielle.
Le seul à avoir gardé son identité authentique du 19ème siècle intacte, c’est le fort de Lantin. Un petit fort triangulaire en appui de celui de Loncin.


Sur ce plan, on remarque que les chambres sont voisines des poudrières… Les WC en face : pour y aller, il faut traverser le fossé de défense et s’exposer ainsi à l’ennemi. C’est une des raisons de la reddition du fort: au pire du bombardement, les 350 hommes furent confinés au centre du fort, réunis dans la salle de rassemblement (photo ci-contre) et y restèrent longtemps, faisant leurs besoins sous eux. Le système d’aération refoula également les gaz du bombardement, rendant la situation intenable.
La poudre devait être transportée du rez-de-chaussée du fort vers le premier étage et les différents canons cachés sous des coupoles et orientables à bras d’hommes.



Unique à Lantin, le massif central avec les différentes coupoles cachant les canons et le phare restauré depuis peu, qui balayait quelques centaines de mètres.


Autour du massif central, les positions de tir pour les fantassins, les banquettes…


De part et d’autre, les fossés escarpe et contre-escarpe…

Cet ensemble est remarquablement conservé et restauré. On peut le visiter à la belle saison et le premier week-end du mois d’août, c’est la fête. Cette année, honneur au personnel soignant. Défilé des infirmières, exposition des moyens médicaux et chirurgicaux. Tout semble héroïque et obsolète dans cette médecine de guerre…


Dans le fort, il y avait une classe…


Un vrai lieu de mémoire et d’histoire militaire, à découvrir!
Et voici un article et une chouette vidéo si le sujet vous intéresse!
http://www.matele.be/bienvenue-chez-vous-la-ceinture-fortifiee-de-liege












La Provence, ses marchés et tout le bonheur qui allait avec sont, pour un quatrième été, bien loin. Mais rangeant hier « quelques » livres, je suis tombée sur celui-ci. Philippe Delerm, je l’adore, on trouve toujours dans ses courts écrits une madeleine de Proust, un baume un rien nostalgique mais optimiste, ça croque la vie!






Le côté esthétique que nous apprécions aujourd’hui n’était pas au départ le but recherché. La technique fut inventée dans la grande zone sismique d’Orient autour du Liban. Entre les Xème et XIIIème siècles, on réutilisa les colonnes antiques en boutisse, imbriquées en sorte que leur plus grande dimension se trouve placée dans le sens de l’épaisseur des murs afin de mieux les stabiliser (comme ici, sur le site de Gibelet). 
Ce bâtiment jouit d’une réputation mondiale car il est le seul exemple en Europe à être couvert d’un damier alliant la pierre calcaire et un appareillage de grès brun, et non de briques. De plus, le motif est irrégulier, créant ainsi un aspect fuyant et très original. 







La glacière insondable, la forêt et ses mystères…











Pour ma part, c’est grâce à l’écrivain Daniel Picouly que je découvris cet étonnant personnage qu’il mit en lumière dans sa triologie de romans La treizième mort du Chevalier , l’Enfant léopard et la suite La nuit de Lampedusa.




Elle rallie Paris en 1789, se passionne pour la politique, ouvre un salon et prend le nom de Théroigne de Méricourt (transformation de son nom de famille et de celui de son village natal). Pour ses admirateurs, elle devient « La belle Liégeoise », « l’Amazone rouge » ou encore « la furie de la Gironde »

Le 13 mai 1793, elle est prise à partie par des mégères jacobines qui la dénudent et la fouettent devant les portes de la Convention. elle ne doit son salut qu’à l’intervention de Marat.
Elle est alors internée pendant 23 ans dans des conditions ignobles. Elle meurt abandonnée de tous le 23 juin 1817 et son corps est jeté à la fosse commune.








Depuis le fameux Napoléon Premier Consul d’Ingres (avec le plan d’Amercoeur sous la main et la feue cathédrale Saint-Lambert en arrière-plan), puis l’incroyable vente de Lucerne en 1939 durant laquelle la Ville de Liège acquit des chefs-d’oeuvre de Gauguin, Chagall, Matisse, Kokoschka ou encore Picasso les préservant ainsi de la destruction en temps qu’art considéré comme dégénéré par le 3ème Reich

















