En attendant Rusalka

Un grand soir ce samedi, je vais découvrir un opéra : Rusalka de Dvorak, en direct du Metropolitan de New York. Jamais vu, jamais entendu sauf évidemment l’air à la lune immortalisé par la grande cantatrice d’origine tchèque Renée Fleming. 

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Ce n’est pas faute d’aimer ce compositeur! Je nous revois encore il y a plus de vingt ans sur le pont Charles à Prague, au dessus de la Moldau, savourant le paysage avec une pensée émue pour Smetana, Mozart et Dvorak…

Que je découvre Rusalka depuis l’Amérique est tout un symbole puisque Dvorak fut un de ces compositeurs qui firent fortune au Nouveau Monde. Il y fut le directeur du conservatoire de New York, mais surtout pour nous, il fut inspiré par ce pays  et nous légua ainsi le merveilleux quatuor américain et la symphonie du Nouveau Monde, sa composition sans doute la plus populaire.

Oeuvre rutilante pour l’orchestre, il en existe des centaines de versions enregistrées mais j’ai toujours gardé en mémoire une interprétation entendue il y a bien des années à l’émission Notturno de la RTBF3 (à l’époque) drigée par Vaclav Neumann.

Petite diversion dans ce post mais vous allez comprendre pourquoi.

J’ai été le témoin par deux fois de la grande peine de mon amie, directrice du festival de Wallonie de Stavelot, lors de l’annonce de la disparition de musiciens. La première fois, ce fut lors d’une pause de midi à l’école quand on lui annonça la mort de son grand ami Arthur Grumiaux ; la seconde fois, ce fut quelques semaines avant l’ouverture du festival de 1994 où ils devaient se produire : le suicide des deux pianistes du duo Crommelynck. Plaie encore mal refermée car il suffit d’évoquer leur nom lors d’un concert à l’Abbaye pour que tout le monde se sente toujours bouleversé.

z28595v27ma.jpegBien que ne les ayant jamais entendus en concert, j’apprécie beaucoup le travail de ce couple spécialisé dans le piano à quatre mains, notamment dans les transcriptions pour piano de symphonies et autres oeuvres orchestrales. J’adore les transcriptions, et les leurs tout particulièrement, puisque ce sont celles de La mer de Debussy, de Brahms, de Tchaikovsky et… la symphonie du Nouveau Monde de Dvorak. Nous y revoilà !

 

Je vous en propose le 3ème mouvement.

 

Richesse des harmoniques (on a l’impression d’entendre l’orchestre), virtuosité, passion complice qui n’empêchent en rien la poésie. Vous avez aimé? Voici la symphonie complète.

  

 

 

Si vous ne connaissiez pas ces deux pianistes, voici des liens pour partir à la découverte de leur testament musical et je suis sûre que vous allez les adorer.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_et_Taeko_Crommelynck 

 

http://www.greatsong.net/DISCOGRAPHIE-DUO-CROMMELYNCK,9999195377.html

Un commentaire sur “En attendant Rusalka

  1. Bonsoir Rita, cela fait bien longtemps que je n’ai plus laissé de message sur ton bloc. J’espère que la mise en scène de Rusalka sera à la hauteur de tes attentes. J’ai vu 3 fois cet opera, la première fois a Prague dans une mise en scène insipide et je n’en ai pas gardé un grand souvenir. J’appréhendais même quelques années plus tard de le voir repris dans notre abonnement à la Monnaie….jusqu’au lever de rideau où l’on est restés tous scotchés de la première à la dernière note. Mise en scène éblouissante de modernité, assez loin du texte, mais d’une cohérence implacable. J’ai revu cette même mise en scène 2 à 3 ans plus tard, et le même choc. Superbe opera avec un Williard White impressionnant dans le rôle du père. Je te souhaite beaucoup de plaisir. A bientôt.

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