Musique et champs 3/2 :¡ adios, Stavelot, adios !

Cette fois, c’est bien fini ! Il y a un dernier passage devant « ma clématite » à Coo,

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une dernière montée dans un panorama sublimé par la lumière,

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l’arrivée à l’abbaye,

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et le dernier salut des petits anges à l’entrée du réfectoire.

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DSCN0845.JPGLe public s’installe avec un rien de mélancolie mais Jérôme Lejeune nous réconforte en annonçant le thème de l’an prochain: « Passion(s) ». Waouh, ça va déménager! Merveilleux dernier concert avec le tout jeune quatuor féminin « Zaïde » et l’immense pianiste cher à nos coeurs Abdel Rahman El Bacha qui les couvre de son regard bienveillant. 

Le réfectoire déserté, on se retrouve dans les caves romanes à boire une dernière brune de Saint-Remacle et à se remémorer les si belles heures musicales de ces quinze derniers jours.

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À chacun son choix personnel. Pour ma part, dans ce festival très réussi et très riche d’émotions – la soirée tango! – je retiendrai le Carmina latina où se mêlèrent des chants liturgiques d’Espagne et d’Amérique du sud, plus particulièrement mexicains. De la religion vivante et joyeuse à l’église Saint-Sébastien avec un formidable choriste danseur et le maître d’oeuvre, hôte de ce festival, Leonardo García Alarcón. Ce merveilleux concert est la pierre angulaire du festival de Wallonie, vous le retrouverez ailleurs et notamment à Liège. Courez-y, on ressort de là avec une pêche…d’enfer! Au paradis!

 

Une superbe matinée également avec « La roza enflorese » , des chants séfarades qui expliquent tout de la musique espagnole en devenir. Des instruments incroyables et une chanteuse, Edith Saint-Mard, comme une Pythie hiératique, toute de passion retenue mais si communicative ! Là aussi le concert circule en Wallonie, ne le ratez pas! (vendredi 14/09 à Saint-Barthélemy pour les Liégeois).

J’ai aussi adoré la guitare de Denis Sung Ho : sèche, mâle, structurée dans les plus merveilleux raffinements, aux confins de deux cultures. Grande star dans son pays, la Corée du Sud, mais de chez nous de coeur . Voici un portrait, l’anglais est « belge » ;  le coréen, on zappe… mais on comprend tout! L’artiste, fascinant!

Bien sûr que le Quatuor Modigliani fut une Ferrari, au moteur si bien huilé que les quatre musiciens semblent jouer d’une seule voix, que  le Trio Chausson nous régala également avec une merveilleuse plénitude du son. Que dire, ce fut somptueux!

Un joli moment pour nous faire attendre l’an prochain? Passions, nous a-t-on annoncé… Lorenzo Gatto, Denis Sung Ho et Piazzolla, avec eux on a chaud pour l’hiver! 

La lune est là pour un dernier soir, adios querido Stavelot ! À l’année prochaine pour de nouvelles aventures! Et merci à tous pour ces heures de plaisir musical si convivial ! 

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Un commentaire sur “Musique et champs 3/2 :¡ adios, Stavelot, adios !

  1. Que de merveilleux souvenirs me laisse l’abbaye de Stavelot ! Je me souviens d’un récital de Grumiaux dans les sonates de Brahms, malheureusement je ne me rappelle plus qui était l’autre soliste. Mais quelle découverte c’était pour moi à époque. L’univers de Brahms s’offrait à moi. Aujourd’hui encore dès que j’écoute l’allegro initial de la première sonate l’atmosphère si poignante du lieu se mélange à la si belle musique du Hambourgeois.

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