Mais qu’est-ce qu’il a ce George?

Je l’avoue, je fais mon mea culpa! J’avais catalogué George Tudorache, notre concertmeister de l’OPRL, comme un bad boy.

Plusieurs fois, j’avais déploré son attitude « un peu » relâchée lorsque l’orchestre devait illustrer les propos d’intervenants. Lors de présentations de saison ou de fêtes de la musique notamment, il avait adopté pendant les commentaires une attitude corporelle à mon avis inadéquate, avachi sur sa chaise, les jambes allongées, la mine boudeuse, apparemment en rien concerné par ce qui se passait autour de lui. Suffisant. Pour moi, franchement antipathique !

Quelle ne fut pas ma surprise de le voir apparaître parmi les demi-finalistes du Concours Musical International Reine Elisabeth de Belgique, un des plus prestigieux concours classiques. Le must pour nous, Belges, un moment musical suspendu, miraculeux réunissant dans un même élan toutes les communautés linguistiques, les aficionados de la musique classique et les autres ! Un curieux phénomène fédérateur à l’ancienne qui revient comme une bénédiction, une trêve tous les mois de mai. 

Hier sur les réseaux sociaux, ses partenaires de l’OPRL le saluaient, l’encourageaient, lui envoyaient tous leurs bons voeux.

j’ai donc décidé de m’intéresser honnêtement à son cas. Être concertmeister d’un phalange réputée à 28 ans, ce n’est pas banal. Remettre son autorité musicale en jeu en participant à un concours vénéré en Belgique, faut en avoir comme on dit!

Hier soir donc, j’ai regardé et écouté. Il est arrivé sans artifice (certaines jeunes femmes peuvent en jouer avec des robes élégantes), chemise blanche, mine apparemment décontractée mais volontaire, prêt à en découdre comme un baroudeur. Et il a mis le feu en présentant un programme non pas de concours mais de concert. Avec toutes les audaces d’un musicien qui se présente face au public et qui a envie de communiquer avec lui, plus que d’impressionner un jury avec de la pure virtuosité.

J’ai été bluffée. Et je ne suis pas la seule car aujourd’hui encore, le lendemain donc, le présentateur de Musiq3 et Lorenzo Gatto (deuxième prix en 2009) en débattent encore ! Sera-ce payant? Nous le saurons samedi soir mais en tout cas, il aura frappé les esprits. Bravo à lui! Respect.

Pour le réentendre :

https://www.rtbf.be/culture/musique/dossier/concours-reine-elisabeth/detail_george-tudorache-demi-finaliste?id=8980714

Pour en savoir un peu plus sur lui :     

http://www.europanova.be/?p=604

Et si le CMIREB vous est inconnu… 

http://www.concours-reine-elisabeth.be/

Rendez-vous le samedi 16 mai pour son interprétation du concerto de Mozart et pour la proclamation des 12 lauréats allant en finale… Croisons les doigts!

 

3 commentaires sur “Mais qu’est-ce qu’il a ce George?

  1. Rita, je partage ton enthousiasme, je l’ai trouvé particulièrement séducteur et des prestations pareilles, on en redemande! De la vie, enfin 😉
    José

    J'aime

  2. Qu’est-ce qu’il a ce George ?? Justement, toujours une attitude gentille, positive et respectueuse… vers ses collègues, vers le publique, et surtout vers la Musique ! C’est pour ça qu’on l’aime tellement… Et ceux qui ne voient pas ses qualités, c’est simplement parce qu’il n’ont pas envie de les voir …. Ou encore plus simple , ils sont eux mêmes pas bien dans leurs peau… !

    J'aime

  3. Ce George , notre concertmeister à ORW , nous a agréablement surpris en se présentant au célèbre concours Reine Elisabeth 2015. Classé en demi-finale , il est apparu au public tout sourire et décontraction, avec un répertoire qu’il a défendu avec toute son âme et beaucoup de générosité .Malheureusement , ce ne fût pas payant mais qu’importe , il s’est fait plaisir en communiquant son amour de la musique avec son public…non celui du jury.
    Bonne et longue route à notre George ….:-)

    J'aime

Les commentaires sont fermés.